Le salegy triomphe au festival Sômarôho

Cinq soirées de folie, c’est le moins qu’on puisse dire au sujet du festival  Sômarôho. À chaque fois, le public du stade d’Ambodivoanio a été plus que satisfait, il a apprécié cette 5è édition.

Wawa a fait une entrée remarquée sur fond d’effets spéciaux.

Ce n’était pas un vain mot. Mais chose promise chose due, le comité d’organisation du festival Sômarôho et le groupe Wawa ont tenu leur engagement. La 5e édition de cet évènement musico-culturel, couplé avec la célébration du 15è anniversaire du groupe Wawa, a été un succès total. C’était un moment privilégié et festif pour des milliers de personnes de toutes catégories.

Pendant les quatre jours de concerts nocturnes, Sômarôho a su porter le salegy encore plus haut et faire monter en même temps son origine et sa culture. On peut dire que c’est le salegy à l’international. L’évènement n’a que cinq ans mais il est maintenant considéré comme un évènement majeur à Nosy Be autant que le festival Donia.
Sômarôho, qui signifie faire plaisir au corps visible, n’’a eu de cesse de faire vibrer le cœur de la population de l’Île aux Parfums. Sa réputation et sa notoriété se sont solidement bâties sur la bonne volonté et la crédibilité sans faille de ses créateurs et organisateurs. Côté décor, des écrans géants avec des couleurs vives étaient là pour accompagner les prestations, pour un effet magique.

« La plupart d’entre vous n’aviez pas confiance en nous. Vous aviez raison, car faire venir des artistes célèbres n’était pas une mince affaire, mais il en va de notre honneur de tenir nos promesses qui sont très sacrées », a affirmé Joel Issoubaly Andrihamahazo dit Wawa, propriétaire et initiateur dudit festival, lors de son intervention à la clôture de Sômarôho.

Malgré sa satisfaction, mais également animé par le souci de perfection, Wawa reste lucide et évoque les choses à parfaire pour les éditions futures. Il a ajouté que pour la 6e édition, il va mettre son choix entre trois artistes internationaux, dont Maître Gims, le chanteur de « Sapé comme jamais » et le groupe Kassav. Et la foule a explosé de joie avec un tonnerre d’applaudissement et des cris.

Beaucoup d'ambiance chez les jeunes avec Bacoili.

Les vendeurs de brochettes ont fait de bonnes affaires.

Culture en beauté
Cette véritable bête de scène, batteur originel du défunt Dr JB, a su embraser la foule par ses « live » énergiques et par son salegy dévastateur et communicatif, faisant danser la foule compacte jusqu’à 9h du matin du lundi dernier. Traditionnellement, c’est pour marquer la clôture du festival. C’est prouvé que Wawa est toujours le « dieu du stade d’Ambodivoanio ». Le Prince du salegy porte maintenant le nom « Kônka », en dialecte sakalava pour désigner un maître. Il fait son apparition sur scène vers 23h, sous les cris d’une foule qui s’est réveillée, dès qu’elle a identifié les premières notes de « 400 volts ».
« Il se peut qu’on manque de sommeil, mais le dernier spectacle d’une série est toujours le meilleur. On a tout donné », ont affirmé des jeunes regroupés au pied de la scène. Outre le côté spectacle, Wawa a choisi la clôture de cette édition pour présenter à Ambodivoanio son fils qui vient de naître.
La 5e édition du Sômarôho s’est déroulée pendant cinq jours exceptionnels pour tout voir, tout écouter, tout jouer…. C’est l’addition des singularités et des diversités qui unissent les hommes. En répondant présent à l’invitation, tous les groupes ont partagé et ont mis à l’honneur les traditions, le dynamisme et la jeunesse à travers les chants et les danses déjà bien connues et reconnues.